Votre chien se cache en voyant le coupe-griffe ? Il tente de mordre la brosse ? Il freine des quatre pattes à la porte du vétérinaire ou du toiletteur ?
Vous devez vous en douter, il n’aime pas ça. Mais pourquoi ?
Car il n’a probablement pas été habitué depuis tout petit, il a peut-être déjà eu une mauvaise expérience, a été forcé, contraint ou immobilisé, ou tout simplement, sa communication non verbale n’a pas été prise en compte. Il a baillé, détourné la tête, léché le museau, parfois même grogné, mais ses messages n’ont pas été perçus et les manipulations ont continué. Ses limites n’ont probablement pas été respectées à un moment de sa vie, et il rejette désormais toute interaction avec les outils et les manipulations, à des degrés plus ou moins fort selon l’individu et ses antécédents.
Et s’il est trop jeune pour avoir eu de mauvaises expériences ? Il est probablement très sensible et n’accorde pas facilement sa confiance. Sa sécurité émotionnelle n’est pas encore acquise. Ce qui est tout à fait normal !

Les soins vétérinaires, toilettage et soins quotidiens ne devraient pas être imposés, mais partagés. Avec les soins coopératifs, apprenez à votre chien à se faire manipuler avec respect. Il comprendra rapidement que ses limites sont respectées et qu'il est en droit d'accepter ou de refuser, renforçant votre relation avec lui et facilitant les soins dans le futur. Ainsi, la prochaine fois qu'il ira se faire vacciner chez le vétérinaire, votre chien ne sera pas surpris d'être ausculté, et de voir une seringue s'approcher de lui ! Les soins coopératifs sont accessibles à tous, que votre chien soit jeune, vieux, craintif, joueur, réservé, non gourmand. Chacun a le droit au respect !

Concrètement, sous la supervision de votre instructrice, VOUS enseignerez à votre chien différentes positions de consentement ; ainsi, votre compagnon et vous apprendrez les mécaniques de la coopération pour instaurer un dialogue non verbal durant les soins. Couché museau au sol, debout sur une cible, assis le museau dans une main ou sur un support, toutes les positions s'adaptent aux soins ou à l'animal, pour un meilleur confort. Quitter la position de consentement signifie un arrêt immédiat du soin et une remise en cause de la manipulation.
Quand les bases sont acquises, il vous faudra par la suite apprendre à décomposer chaque étape de la manipulation. Avant de pouvoir couper une griffe... il faut déjà que votre chien accepte que vous touchiez sa patte !

Contrairement au toilettage comportemental où je pratique moi-même les séances, l'intérêt du coaching est de vous permettre d'être autonome sans ma présence. Ainsi, vous pourrez pratiquer vous-même les soins coopératifs à la maison, progresser avec votre chien à votre rythme, et guider votre vétérinaire ou votre toiletteur pour que les manipulations se passent dans le respect des limites de votre compagnon. En présentiel ou par vidéo, j'examinerai vos sessions et vous prodiguerai des conseils personnalisés pour améliorer vos gestes et réflexes, et répondre à vos questions et interrogations. Et ce en toute bienveillance ♥

Il suffit de trouver ce qui le motive ! Les friandises, le jeu, les caresses, chaque animal est unique et a ses préférences. Les chiens sont connus pour leur facilité à l'apprentissage. Ils comprennent vite et proposent même parfois des comportements, qu'il nous incombe de renforcer ou non. De plus, les soins coopératifs se font par étapes, nous ne couperons jamais une griffe dès la première séance ! Le but est de désensibiliser, et non l'inverse. S'il refuse une étape, on revient à la précédente en diminuant le critère de difficulté.

Les soins coopératifs sont une préparation aux soins. Il doivent être acquis avant que la blessure ne survienne, pour que les soins urgents soient moins insupportables. Oui, il est fort probable que votre chien ne vous laisse pas nettoyer sa blessure contre une croquette, car c'est une manipulation douloureuse. Alors il faudra s'adapter. Proposer un renforçateur de plus grosse valeur, ou accepter de réaliser le soin sans le total accord de votre animal. Il conviendra alors de ne pas proposer le même environnement et les même outils que lors de vos séances de soins coopératifs, pour ne pas "empoisonner" ces repères visuels et éviter une potentielle association négative par la suite.